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Alors pourquoi lui, pourquoi elle ?

Cette rencontre n’est pas fortuite. Freud nous dit :

– on aime ce qu’on est soi-même, ce qu’on a été, ce qu’on voudrait être (narcissique)

– ou bien on aime la femme qui nourrit et l’homme qui protège (étayage)

 

Le contrat invisible

Il y a toujours un accord de départ : chacun cherche par exemple dans le couple un soutien contre l’adversité, le désir d’être aimé, valorisé.

Il suffit de demander aux couples ce qui les a attiré au début : elle était belle, on aurait dit un petit oiseau fragile ou bien il semblait fort, je sentais que je pouvais m’appuyer sur lui.

Là c’est une demande de protection d’un côté et un désir de protéger de l’autre qui nous rappelle la relation parent-enfant. Il y a comme un désir de retrouver ce qui n’est plus ou qui n’a pas existé, qui a manqué et qu’il faut réparer.

L’individu se construit sur la nostalgie de ce premier amour idéalisé, comblant, indélébile, l’amour maternel. On ne se choisit donc pas par hasard. C’est une illusion nécessaire et fondatrice.

Le temps des désillusions

Mais cette unité fusionnelle s’arrête au bout d’un moment parce que la vie c’est le mouvement. Rester dans la fusion enferme. Et alors c’est la crise.

Revenons à l’idéalisation dont je parlais tout à l’heure. L’autre n’a pas changé mais c’est comme si nous ne voulions voir que la partie qui nous arrange.

La désillusion, c’est le moment où l’on se rend compte que l’autre n’est pas tout à fait comme nous l’avions vu au début.

« Je sentais qu’il serait un bon père pour nos enfants, aujourd’hui je m’aperçois qu’ avec son travail il n’est jamais là. »

« Elle était posée et réservée – en fait elle ne communique pas. »

C’est ce qui est à l’origine de l’attrait qui va déclencher la crise.